Résistance coloniale en terre des Hommes intègres

Que le spectacle «Les archives parlent» ne soit pas censuré

« L’idiot culturel » est un concept sociologique qui désigne tout individu formaté qui prétend défendre sa symbolique, sa culture dans la manipulation et sans la moindre intelligence. Rompons tous avec cette idiotie culturelle en se redécouvrant de façon intrinsèque. Alors « Les archives parlent », ce spectacle organisé par le Collectif des Architectes de Rire (CAR) nous facilitera la tâche. Sept (7) comédiens nous serviront sur un plateau d’or l’autre pan de l’histoire muselée de la résistance coloniale en terre des Hommes intègres.

En prélude donc de l’avant-première de la pièce inédite, les comédiens concernés ont initié une rencontre privée et en toute intimité avec un public restreint à leur répétition du 27 septembre dernier, au CITO. Entre avis et suggestions, cette approche louable et professionnelle tisse le contact simulateur et l’éventuelle réaction des spectateurs. Bravo, c’est bien pensé les gars !

En effet, face à l’invasion coloniale, il y a eu de la résistance meurtrière des Hommes intègres (Burkinabè). Des écrivains voltaïques dont Naaba Koutou dit Dimdolobsom ont tenté de réécrire la « bonne version » et que le colon en a fait fi. Le saviez-vous ?

Que s’est-il vraiment passé à Koudougou, à Pô, chez les bwaba et autres localités de notre territoire au cours de l’occupation coloniale? Qui ont été les figures de proue qui ont résistées face aux 3M (Militaires, Marchands et Missionnaires) au péril de leur vie ?

A travers le spectacle « Les archives parlent », les Burkinabè auront des réponses. J’espère bien que le spectacle ne sera pas censuré avant l’heure ! La partie de l’histoire qui a été effleurée par le colon lui-même dans ses discours et autres archives sera dévoilée par nos artistes talentueux.
Frère Malkhom, Dudn’J, Onasis, Hippolyte Kanga, Wilfried Ouédraogo, Moussa Petit Sergent et Jean Paul Zoungrana (metteur en scène), après une exploration et une fouille minutieuses aux Archives nationales du Burkina Faso, soutenues par des enquêtes auprès de personnes ressources, ont découvert des non-dits dans des documents et bandes sonores de discours officiels du politique. L’objectifs de ce projet est non seulement susciter l’envie de lire mais aussi de restituer l’histoire, la vraie. Il bénéficie selon le CAR, le soutien des Archives nationales du Burkina Faso et du département de l’Aude en France.

Sans trop vous détailler la suite, rendez-vous est pris pour le 4 octobre prochain à l’Université Ouaga I Pr joseph Ki-Zerbo pour la toute première diffusion de « Les archives parlent » avant de se poursuivre à l’Espace culturel Gambidi et aux Archives nationales du Burkina Faso.

Malick SAAGA

Categories: Actualités

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