Le rappeur Toksa explique les raisons de son départ de Shamar Empire

C’est un après midi du 11 décembre 2019 que nous avons eu un entretien avec ce rappeur qui est entrain de se faire un nom dans le showbiz et qui est très adulé par les jeunes. Surtout les plus petits. Il nous parle de sa carrière, son départ de Shamar et ses projets à venir.

Salut, qui est Toksa?

Je suis un Rappeur Burkinabè qui a plus de 10 freestyles sur le marché. J’ai été influencé par le rap Africain, pour son originalité. Au Burkina Faso, par les devanciers et Amzy pour la nouvelle génération. Aussi je suis étudiant en deuxième année d’étude Anglophone et travaille dans un cabinet en tant que interprète.

On te reproche de faire du Suspect 95 (rappeur ivoirien)

C’est vrai que cette remarque est récurrente . Pourtant c’est quelqu’un que je n’écoute pas. J’ai jamais compris pourquoi on trouve que je m’inspire de lui.

Avec ce niveau universitaire, pourquoi tu préfères l’argot au lieu d’un rap avec de belles phrases en français?

Je trouve qu’il est plus difficile pour moi de faire du rap avec de l’argot sensé que le rap avec de belles phrases. Car avec mon niveau et le peut d’expériences, je ne souffre pas pour écrire le rap avec le bon français. Je peine plutôt pour l’argot bien réfléchi. Mon défi c’est surtout l’argot bien élaboré.

Pourquoi les rappeurs de la nouvelle génération n’arrivent par à percer dans la sous région, voir plus?

Le showbiz, en dehors du talent demande beaucoup d’argent pour la visibilité. Chez nous, nos producteurs ont la volonté, mais parfois limités au niveau des finances. En plus, on a besoin d’être porté par la population.

Quel est ton souci avec la maison de production Shamar ?

Je n’ai aucun souci avec cette boite de production. J’ai été approché en 2017 par le PDG de la boite pour la production. On a partagé la même vision du showbiz. Après avoir signé avec la boite, j’ai pas aimé la manière dont les choses fonctionnaient avec moi. Donc je suis parti. Deux ans plus tard, suite à la présence d’un nouveau manager à Shamar, une personne avec qui j’avais des projets, je suis retourné là-bas sous son aile et on a redéfini nos rapports et sorti le single « Je suis pas prêt ». Mais par la suite, le monsieur a quitté la maison, donc je l’ai suivi. Car il il était le maitre d’ouvrage de mon projet à Shamar.

Finalement, est ce que tu n’es pas un artiste difficile ?

Même pas, je suis un artiste a fond sur son boulot et exigeant au niveau de la qualité du son et le management. Je veux un son de même niveau voir plus, que celui de mes collègues africain. C’est a ce prix qu’on peut s’imposer.

Parles nous de tes projets

J’ai signé avec la boite Destiny Prod (maison de production de Amzy) et je prépare mon album de 12 titres qui va sortir en mi Janvier. Par la suite, j’aurai mon concert au Cenasa.

Marius Diessongo.

Categories: Actualités

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