Enregistrement des données numériques : L’exemple de SAVANE FM

Le Bureau Burkinabè de Droit d’Auteur (BBDA) a réuni depuis ce matin, les chefs de programmes, animateurs Radio/TV, opérateurs d’antenne pour une mise à niveau, échanges et recyclages sur les méthodes d’enregistrement des données numériques par le biais du logiciel «Raduga».

La crise de l’industrie musicale, qui a surtout subi depuis 10 ans de plein fouet les effets de la piraterie et de la consommation gratuite sur internet, est évidente. Et les idées visant à promouvoir et exposer la musique, qui avaient cours il y a quelques années, doivent aujourd’hui faire l’objet d’ajustements, car la puissance de l’internet, des moteurs de recherche, des réseaux sociaux et les nouveaux modèles économiques provoquent une redistribution des cartes. C’est en cela le BBDA a réunis les principaux diffuseurs pour s’appesantir sur ses nouvelles technologies d’enregistrement des données numériques de diffusion d’automatisation de radiodiffusion et télévision.

La musique a naturellement pris position dans chacun des médias: d’abord la radio, puis la télévision et maintenant les services internet en ligne. Tous ces médias, à des degrés divers, se servent de la musique, et réciproquement, la musique se sert de ces médias pour se faire connaitre, et si possible se faire acheter et consommer.

Mais au regard du contexte de l’évolution technologique dû par la forte présence du numérique, Il était important aux yeux du BBDA, que certaines structures qui utilisent déjà des logiciels, doivent savoir mieux les manipuler.

Oumar Doussa l’un des formateurs du jour, était face à une soixantaine d’animateurs et techniciens radios/TV. Cette rencontre selon lui, consistait à leur montrer que les logiciels avec lesquels ils diffusent, peuvent être en mesure d’enregistrer l’historique de tout ce qu’ils diffusent avec le temps réel de diffusion. Ce qui faciliterait à la fois, la tâche au BBDA et également aux stations radios et TV. Une option qui rendrait de plus en plus transparent la diffusion et le contrôle des œuvres dans les médias. Cela permettra de savoir exactement qu’est ce qui a été joué ? Et Comment répartir les droits au niveau du BBDA ?

Selon le sondage du BBDA, c’est le logiciel «Raduga» qui est communément utilisé par les médias. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas d’autres logiciels adéquats. L’essentiel est de savoir l’utiliser et assimiler surtout les autres paramètres, notamment l’historique de l’enregistrement.

Les échanges sont houleux en ce moment car les hommes de médias ont renvoyé la balle au BBDA en affirmant: «Que le BBDA peut créer un logiciel adapté et le proposer à l’ensemble des radios et télévisions ». Malheureusement, selon la structure de droit d’auteur, cette tâche ne peut en aucun cas les échoir. « Je rejoins la réponse du BBDA. C’est une obligation, pour les radios et télés d’envoyer les données qu’ils ont eu à jouer pour leur permettre de faire la répartition. Cette formation entre plutôt dans l’optique de les accompagner. Car le numérique est venu nous faire gagner en temps. S’il faut s’assoir, écrire tout ce qu’on a joué pendant cinq heures d’horloge, alors que l’on possède un ordinateur qui peut faire ce travail…Bon…franchement comprenons-nous ! » Analyse le formateur Omar Doussa.

Tout en visant l’évolution du cadre législatif et réglementaire du Droit d’auteur, le BBDA voudrait en commun accord avec les diffuseurs, installer les mesures de régulation dans l’univers du champ numérique pour permettre un plus grand équilibre des conditions d’exercice. C’est pour cette raison Doussa s’est un peu offusqué du comportement de certains animateurs et chefs de programme. « Si on n’arrive pas à écrire pour envoyer, on décide ensuite de venir te montrer comment l’ordinateur peut enregistrer. Malgré ça, tu rejettes tout en bloc ! Bon…c’est qu’il y a de la mauvaise foi quelque part !» Renchérit, l’ex technicien de Savane FM.

Cette radio SAVANE FM qui a d’ailleurs été cité en exemple dans la salle par les formateurs. Car elle possède l’une des meilleures organisations en matière d’enregistrement des données numériques par le biais du logiciel. Toute œuvre musicale est au préalable déposée chez le Chef de programme, et ce dernier procède par extraction méticuleuse dans la discothèque de la radio. A telle enseigne qu’aucun animateur n’a le monopole d’un dossier. Ainsi donc, chaque musique est rangée dans son contexte selon le pays, le genre et même la période. Une classification qui facilite le BBDA dans sa répartition et allège substantiellement le travail des animateurs et opérateurs d’antenne.

Un exemple qu’il faudrait saluer et suivre.

LECHAT !

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