Marley d’or 2019, plus qu’une distinction, c’est du spectacle

Plus qu’une cérémonie de distinction, les Marley d’or, se présentent aujourd’hui comme la messe des artistes et autres adeptes de la musique reggae.

La 6e édition qui s’est tenue hier 4 mai 2019 à Ouagadougou, est restée dans le tempo et c’est le spectacle live servi, qui m’a le plus égayé. Il y a eu une communion totale avec le public. La sonorisation, les prestations dans leur ensemble, l’engouement, la fête fut simplement belle.

Nourat a encore confirmé son aisance sur la scène live. Elle a tout simplement prouvé au showbiz, qu’être artiste c’est d’abord avoir de la conviction, ensuite s’assumer et se donner tous les moyens de relever les défis. Du crooner au reggae, la freedom fighter a fini par convaincre plus d’un. Elle a eu un Marley d’honneur à l’occasion.

Roger Wango, Jah Verithy, Abu Sadic ont fait revivre au public leurs tubes à succès, repris en chœur pendant leurs show. King Faya était également au top. Je l’apprécie bien.

La cerise sur le gâteau était la sortie tant attendue de l’international artiste engagé Tiken Jah Fakoly. Il a tenu en bonne haleine et de façon vivante le public tout chaleureux. Il a saisi l’occasion pour rendre de vive voix un vibrant hommage aux FDS burkinabè, une édition d’ailleurs qui leur était dédiée.

Ocean et Almamy KJ, malgré les lacunes dans la justesse de la voix, ont galvanisé les troupes par des messages forts.

Le principal initiateur des Marley d’or, Mahamadi Ouédraogo dit Madess ne pouvait que se réjouir. On l’apercevait danser à la moindre occasion. La mayonnaise prend d’année en année en terme de qualité de spectacle live.

Nonobstant ces prouesses, les Marley d’or continuent de danser sur un pied. Après une sixième édition, les critères de sélection et de nomination des œuvres, à l’instar des Kundé, restent toujours impertinents et flous. Ces cérémonies burkinabè de distinction, définissent leurs différentes catégories mais sans disposer des indicateurs et des indices clés et transparents pour permettre à l’opinion d’en apprécier. C’est ce que j’ai encore reproché aux Marley d’or, cette année. Les variables clés mesurables des œuvres (meilleure révélation de l’année, meilleur spectacle de l’année, meilleur artiste Marley d’or, …) sont d’un cafouillage.

En cette 6e édition, c’est un Hado Ima qui s’est hissé sur la plus haute marche. Mais combien savent ses lacunes quant à la justesse de sa voix dans ses chants ? Je le félicite pour son combat, son engagement et sa générosité mais la démarche dans la désignation du Marley d’or 2019, laisse à désirer.

Tout compte fait, cette présente fut belle car le public a apprécié l’ensemble du spectacle donné. L’objectif n’était pas d’égayer le public ? L’essentiel est donc fait !

Malick SAAGA

Categories: Actualités

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