Un artiste, ça crée aussi de la valeur ajoutée!

Un artiste qui passe son temps à se plaindre et à attendre une aide financière de l’Etat avant de se mettre à travailler est voué à l’échec. Un artiste qui ne vit que des cachets de 500 000 FCFA à 1000 000 FCFA de ses soirées galas et autres festivités, n’a pas encore compris son art. Le pire échec d’un artiste, c’est de s’asseoir et attendre tout bonnement que l’Etat lui vienne en aide. Un artiste, c’est une profession noble qui force le respect et l’admiration. Un artiste c’est un leader qui développe aussi des projets durables auxquels profitent des gens et même l’Etat. Un artiste, ça crée de la valeur ajoutée à l’économie de son pays.

Regardons-nous en face et disons-nous la vérité même si cela fait très mal. Est-ce que ces rares artistes burkinabè qui tournent, font-ils du bruit ? Est-ce qu’ils s’exposent ridiculement comme les autres ces derniers jours ?

Le temps d’un artiste sérieux et professionnel est très précieux pour la création. Il ne perd ni l’équilibre mental en insultant un critique et ne s’en prend non plus à son ministre de tutelle parce qu’il ne dispose pas de moyens. Les mêmes qui s’exhibent le plus souvent sur les réseaux sociaux et autres médias restent toujours les mêmes.

Quand on est trop occupé à créer, à tourner, à honorer ses dates, on n’a pas le temps pour des polémiques insensées et puériles.
Il y a certes, de véritables problèmes dans le traitement général des artistes plus particulièrement les musiciens-instrumentistes-accompagnants.

Mais dès lors que le statut de l’artiste sera clairement défini, l’artiste burkinabè redorera son blason.

Et je pense à mon humble avis, que c’est ce sur quoi, les artistes devraient se pencher tout en orientant la lutte vers la revendication de l’application du statut de l’artiste. Car ce débat a été évoqué lors du séminaire international organisé par le BBDA à Koudougou en octobre 2018 et aussi à l’atelier national de réflexion sur la diffusion et la promotion de la musique burkinabè en décembre 2018, auxquels j’ai participé.

Un artiste, ça se mérite et ça traverse le temps. Il devrait se démarquer de toute instrumentalisation politique. Sinon, il deviendra très aigris et s’en prendra à tout le monde comme ce rappeur qui est tombé dans le piège macabre des millions de son oncle. Là, commence le déclin d’une carrière. L’artiste doit s’isoler de toutes polémiques et rester concentrer sur l’essentiel, la création.

Malick SAAGA

Categories: Chroniques

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