Problématique de la musique Burkinabè

Avec d’éminentes personnalités culturelles, j’ai proposé pour toute la nation !

Après avoir été invité officiellement par le Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA) à son séminaire international sur le droit d’auteur qui s’est tenu à Koudougou en octobre dernier, me voici embarqué dans un autre haut cadre national de discussion sur la problématique de la musique burkinabè.

J’ai eu l’insigne honneur de participer à l’atelier national sur la diffusion et la promotion de la musique burkinabè les 13 et 14 décembre 2018 à Ouagadougou, sur une invitation officielle du ministère de la Culture des Arts et du Tourisme.

En tant que journaliste averti du milieu culturel musical, j’ai alors dans les échanges francs et parfois houleux, apporté ma modeste contribution pour le rayonnement de la musique burkinabè. « Diffusion et promotion de la musique burkinabè », c’est par ce thème que les discussions se sont menées dans le cadre enchanteur de l’Hôtel Palm Beach, à Ouagadougou.

Echanges avec des trésors vivants humains

J’ai pris place sur la même table que le ministre de la Culture Abdoul Karim Sango, le conseiller spécial du ministre de la culture Konate Draman, la directrice générale des Arts Alimata Sawadogo, le DG du BBDA Walib Bara, les ainés de la musique burkinabè Issouf Compaoré, Abdoulaye Cissé, Adama Dramé, Kisto Koinbré, Sosthène Yameogo, Saint Dame, Bil Aka Kora, Sam Zongo Etienne, le commissaire général des kundé Salfo Soré, le DG de Seydoni Seydou Richard Traoré, le DG de BF1 Issouf Saré, le DPICC Ardim Traoré et de l’ex-directeur commercial et marketing de la RTB Almamy Becker Ouédraogo, mes confrères Cyr Pahim Ouédraogo (notre rapporteur), Richard Tiéné, Evarist Combary, Tibiafouga Madiega et j’en passe.

Les pistes de résolutions envisagées

Alors dans la méthodologie de travail, j’ai été affecté dans le caucus I. Nous étions appelés à faire un diagnostic sur notre musique en s’interrogeant en partie sur la sociologie de la musique burkinabè. J’avoue que dans ce groupe I, composé des doyens de la musique burkinabè, des responsables de la direction des arts, du DG de Seydoni, entre autres, les discussions étaient chaudes si chaudes qu’on se croirait sur un ring. Eh oui, quand il s’agit de prendre des décisions pour toute la nation, je pense à mon humble avis que l’on doit convaincre dans ses prises quel que soit la génération.

Il fallait sur une de mes inquiétudes, procéder par définir la musique burkinabè avant de l’adapter à une économie de marché avec les canaux de diffusion et de promotion appropriés. Car je l’ai dit, l’heure de la résolution de la problématique de la musique burkinabè n’était pas au financement des artistes-chanteurs pour des projets d’albums mais plutôt à la quête d’un repère, d’un socle musical sur lequel s’identifiera les générations à venir. J’ai choqué par ce propos laissant grossir le bourdonnement dans la salle. Le plus important, c’est que j’ai fini par me faire comprendre par certains. Aussi mon mémoire en défense sur la valorisation du musicien-instrumentiste (musicien accompagnant) sera bien résolu avec l’adoption du Statut de l’artiste. Le manque de formation des certaines vedettes qui chantent sans même se comprendre elles-mêmes prendra alors fin avec la vulgarisation de la formation musicale. A ce niveau, un conservatoire de musique a été proposé. La professionnalisation des composantes dans la production musicale (arrangeurs, programmateurs, concepteurs, etc.) et la nécessaire formation des journalistes à la critique d’art ont été évoquées. Comment un journaliste dit critique peut se permettre d’apprécier techniquement la création d’un musicien sans comprendre les abc de la musique (note, accord, mesure, syncope, etc.) ?

Le deuxième caucus est traité par le groupe II. On y observe toute la crème des hommes du showbiz burkinabè. Les travaux à ce niveau se sont appesantis sur essentiellement la diffusion et de la promotion de la musique burkinabè. Des propositions efficaces ont été faites tout comme dans le groupe I.

Je ne peux me permettre de vous divulguer le contenu du rapport final (plan d’action 2019-2021) validé en plénière, avant que le ministre de la Culture ne s’en imprègne.

Ma réconciliation

Je suis sorti de cet atelier national encore plus grandi. J’ai pu prouver à certains mon engagement et surtout ma bonté. La preuve est que j’ai renoué avec tout le monde. Le plus important dans ce nouveau rapport avec les acteurs de la filière musique fut ma réconciliation avec Boukari Ouédraogo dit Almamy Becker (merci pour ta grandeur d’esprit Becker).

C’est dire que Dieu continue de me faire grâce en me rapprochant des personnalités influentes de la culture dont le conseiller technique du ministre de la culture Draman Konaté. Du fond de mon être, je te traduis toute ma reconnaissance. Ton humilité t’élèvera toujours. Tu nous as promis que tu feras tout pour que nos propositions ne dorment pas dans les tiroirs du ministère. J’y crois !

Juste vous dire simplement que je suis fier d’avoir été au plus haut niveau de discussion sur la problématique de la musique de mon pays aux côtés d’éminentes personnalités culturelles et de trésors vivants humains.

Malick SAAGA

Categories: Chroniques

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