Pourquoi nos rappeurs refusent de s’adonner aux clashs?

Issu des milieux défavorisés, le rap est un phénomène social et forme artistique à part entière. C’est ainsi qu’il constitue une arme pour dénoncer les maux de la société et les travers de nos politiciens.

Le rap est aussi à assimilé à un combat de rue; où pour émerger, il faut avoir une plume tranchante, un flow saisissant, un caractère bien trempé, le physique qu’il faut. C’est un modèle viril du rap incarné, ou l’egotrip » se venter et/ ou montrer qu’on est supérieur..

Ce modèle de rap est très vendeur, car ils créent des clashs, rivalités entre rappeurs qui s’affrontent par chansons interposés. Ça excite les fans et fait durer le game. Le clash a beaucoup apporté au rap, parce-que cela oblige les rappeurs à se surpasser et braquer les projecteurs sur cette musique. Même si tout n’est pas reluisants en la matière; parce-que elle peut être source d’apologie de la violence ou conduire au drame (Tupac et Notorious).

En France par exemple, il y’a les fréquentes rivalités entre Booba (grand vendeur) et Rhoff, la Fouine, Kaaris… qui finissent parfois par la bagarre.

On se souvient, en côte d’Ivoire de la Rivalité Almghty – Stezo ,qui a beaucoup apporté au rap ivoirien, et la suite Billy Billy – Garba 50, récemment Kiff no beat – MC one…En tout ca, le rap ivoire se porte très bien.

Même son de cloche côté rap malien ,avec les rivalités entre Iba one ,Tal b, Gaspy ,Mylmo. Le rap malien se porte très bien, les rappeurs remplissent les stades et sont de grosses stars.

Au Burkina Faso, même si le printemps de notre rap ne s’est pas fait dans le clash, il faut admettre la donne actuelle est à cela.

Nous avons de très bon rappeurs avec de magnifiques flow et textes, mais qui refusent le clash, les rivalités, de s’affronter musicalement.

J’ai approché des rappeurs pour comprendre ,ces derniers affirment se conformer à nos réalités culturelles et refusent d’être en déphasage avec notre public. Pourtant, c’est ce même public qui est friand du rap game. Paradoxe!

Mokonzi Dread m’a fait écouté, un groupe dénommé  » Trap Family », qui envoyait des pics à certains rappeurs, mais il n’y à pas eu de réplique. A l’image de « Mise à mort » de Askoy, qui n’a pas eu de réplique.

Et si nos rappeurs s’invitaient au rap game, punchlines…

En tout ca, les récents passages de Ténor et Youssoupha au Faso montrent que le public aime le rap et a encore soif.

Marius Diessongo

 

Ecouter Trap Family Ici

Categories: Chroniques

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