Piraterie dans le cinéma : SOTIGUI AWARDS s’attaque aux facteurs

Le thème choisi pour cette 3ème édition des SOTIGUI AWARDS porte sur «la piraterie dans l’audiovisuel : comment mieux valoriser, protéger et défendre les œuvres cinématographiques et audiovisuelles africaines ? ».

Désormais placé sous le protectorat de l’Academie des Sotigui, les SOTIGUI AWARDS auront lieu le 1er Décembre 2018 du côté de la Salle CANAL OLYMPIA de Ouaga 2000.

Mais ce qui me parait très indispensable, c’est cette complexité qui entoure ce thème. Les victimes de la piraterie de façon générale, réagissent de plus en plus comme des soldats harponnés, sans défense ni moyens de recours. Tout simplement parce que le média «Internet » serait incontrôlable pour eux.

Rendez-vous compte ; qu’il est possible aujourd’hui de se procurer très facilement, et en toute illégalité, un grand nombre de films en téléchargement gratuit sur Internet grâce à des protocoles de peer-to-peer (P2P) ouvert à tous. Ce sont des bases de donnés très sollicitées. Les plus utilisés sont KazaA, eMule, Edonkey, BitTornet ou Overnet. Une fois le film téléchargé, il peut être gravé sur CD ou DVD puis diffusé à d’autres personnes. Cette pratique est très courante chez les pirates.

Parmi les techniques de copie pirate de films, il existe une méthode très prisée par les adeptes qu’ils appellent le rippage de DVD. C’est une copie qui se fait à partir d’un DVD original en faisant «sauter» le verrou anti-copie. C’est encore une technique qui en est d’ailleurs devenu, leur tasse de thé. Pis encore, ce rippage est entrain de prendre des proportions qui seront à la longue, difficile à cerner. Car Il évolue vers une simplicité d’utilisation, notamment avec les logiciels automatisés. Les pirates peuvent également échanger des fichiers entre des ordinateurs connectés en réseau dans un lieu privé (soirées entre amis, entreprises, écoles…). Le piratage de films peut aussi s’effectuer par des échanges sur Internet, entre personnes qui se connaissent, dans les forums etc.

Les facteurs de développement de la piraterie sont donc, de plus en plus nombreux. Ils peuvent inciter un nombre grandissant d’Internautes à pirater des films ou à visionner des films piratés. Parmi ces facteurs, il y a cette motivation qui anime les compatriotes à un visionnage gratuit de films à domicile. Ainsi, le développement de la puissance des micro-ordinateurs et la généralisation des accès haut débit à Internet y contribuent fortement. Sans oublier, cette quasi gratuité du téléchargement qui constitue également un facteur d’accélération essentiel du piratage.

En somme, il s’avère même que les contraintes et les coûts liés au piratage sont jugés mineurs par les internautes qui considèrent que l’accès aux contenus est intégré dans le prix du forfait d’accès à Internet. C’est pour cette raison que ses pirates sont animés par ce goût de la fraude. Les internautes qui s’y adonnent reconnaissent tirer un certain plaisir de leur pratique illicite.

D’autres parts, le piratage apparaît comme une pratique à la mode. Il valorise celui qui fait bénéficier son entourage de films piratés. On le prend pour un génie ou un webmaster qualifié. Et bien sûr qu’il se «sucre » dans ça également. Pour ses pratiquants, le piratage constitue une façon de se soustraire au système marchand. Il est assimilé à une sorte de jeu d’espionnage grandeur nature, ainsi qu’à une forme de rébellion.

Les valeurs que les pirates revendiquent sont : la gratuité, la mise en commun, le libre partage et la réciprocité des échanges. C’est ça qui fait leur force !

Paradoxalement, ils n’ont pas le sentiment de prendre des risques en téléchargeant des films dès lors qu’ils ne pratiquent pas le commerce de copies. Toutefois, ils ont conscience de l’illégalité de leurs actes car ils savent que le piratage représente un manque à gagner financier pour l’industrie du cinéma. Ils se disent informés par les messages de mise en garde délivrés sur les sites de téléchargement, dans les salles de cinéma ou sur les DVD ainsi que par les médias qui évoquent le phénomène du «piratage ». Ils ont également conscience de profiter gratuitement du fruit d’un travail d’une forte équipe de cinéaste qui s’est mordue, jours et nuits à réaliser leurs œuvres.

C’est donc ceux à quoi, l’Academie des Sotigui à travers les SOTIGUI AWARDS veut s’atteler cette année. Tables rondes avec des acteurs, cinéastes, Ecoles de théâtre et institutions comme intervenants, seront à l’ordre du jour. Des projections de films suivie de conférence débats seront organisés en prélude à la cérémonie BCBG de remise de prix à une quinzaine d’acteurs.

LECHAT !

Categories: Actualités

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