Manager de discothèques: Un métier qui attire des convoitises

Pendant que vous rêvez sous les draps ou dansez en boîte, une espèce toute particulière de noctambules s’affaire en coulisses pour assurer vos ambiances dans les discothèques. Comment ces travailleurs de la nuit vivent-ils leur mission? On s’en moque parfois, l’essentiel est qu’ils vous mettent dans les conditions de «délire». Certains noctambules y viennent pour noyer leur souci, d’autres pour courtiser et se faire courtiser mais les plus véreux viennent s’amouracher avec les serveuses dans la pénombre au détour d’un jeu de lumière.

Dans ce vaste cadre hautement climatisé, surtout en ces temps de canicule, une petite poche de lumière tamisée résiste à la pénombre qui a pris possession des lieux aux environs de 23h. C’est en ce moment que vous voyez nos valeureux noctambules assiéger les lieux, soient accompagnés soient en mode éclaireur. Ils sont immédiatement reçus et courtisés par le manager des lieux. Tu vas par exemple entendre ce dernier te crier à haute et intelligible voix : «Mon viééééééééé !!!! Bonne arrivée ! ca va tuuuuuer !!! » Au même moment, le DJ maison scande ton nom dans ses multiples enseignes qui jalonnent la discothèque. Saperlipopette !! Toi qui voulais passer incognito, dommage ! Tout le monde t’a repéré. Toi qui voulais te faire voir, Bingo ! Ton scénario a réussi.

En somme, les managers ou gérants de boite de nuit sont de plus en plus nombreux dans nos cités. Ce qui est d’ailleurs normal car les discothèques poussent comme des champignons. La concurrence est exponentielle, chacun veut miser haut. On se croyait dans le foot-bizness où certains proprios n’hésitent pas à casser leur tirelire pour coopter les plus célèbres managers, les hôtesses les plus pulpeuses et surtout posséder la discothèque la plus sophistiquée.

Néanmoins, du fait de manque d’emplois, ce domaine commence aussi à être saturé. Mais beaucoup ont fini par magnifier leur boulot à telle enseigne que certains n’envient même plus certains fonctionnaires. Ils sont aussi l’oreille et les yeux de leur patron. Raison pour laquelle une complicité doit être nouée entre les deux. Mais cette complicité n’exclus pas la méfiance. Le patron oriente plutôt étroitement son œil vers la caisse.

En général, pour être un bon manager d’établissement de nuit, il faut être doté :

– D’une bonne méthode d’approche
– D’une bonne aptitude à communiquer
– D’un bon relationnel avec le personnel
– D’un bon carnet d’adresse
– D’une bonne qualité d’écoute
– D’un bon sens du travail en équipe
– D’une bonne capacité à prendre des décisions

Enfin, il doit posséder une solide expérience dans ce secteur d’activité, ainsi qu’une petite formation B-A BA en technique de management. Son expérience dans la gestion des discothèques ou autres établissement liés à l’animation culturelle est un atout essentiel.

Le jeune ivoirien Rodrigue Gustave TAMADAHO dit Don Goustavo le Tche, en service au MAJOR VIP, n’est pas loin de remplir ces critères. Ce jeune Abouré issu de Grand-Bassam, est en train de faire du métier de manager de discothèque, son véritable gagne-pain. Il y met toute son énergie. Et il ne s’en plaint aucunement, on dirait.

Ce n’est pas Al Fouss Faso ou encore son boss Mahamadou Yankene qui me diront le contraire.

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Categories: Chroniques

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