KOJO ANTWI au Marley d’Or: Profitons pendant qu’il est temps

Il est bien vrai que les festivals ou les spectacles de musique se succèdent au Burkina Faso mais, ils ne ressemblent pas. Il y a d’autres qui font dans le chauvinisme, dans la gabegie, dans le mimétisme ou encore dans le galvaudage. De l’autre côté, certains se démarquent admirablement bien et au fil des ans, ils bénéficient d’une confiance démesurée de certains rares partenaires qui ont cru en eux. Je pense à TELECEL, AIR BURKINA et la SODIBO/BRAKINA. Ils ne sont pas nombreux à s’aligner derrière nos évènements, mais quand ils s’engagent ils se donnent à fond.

Pour la 5è édition des MARLEY D’Or, le public doit vraiment se réjouir du plateau artistique que le commissaire des Marley d’Or Madess nous présente cette année. Ce n’est pas donné à n’importe quel homo sapiens, de nos jours, de rassembler autant de sommités musicales d’obédience reggae.

Je commence d’abord à vous parler de…KOJO ANTWI

Originaire de Darkuman, à Accra au Ghana, Julius Kwadjo Antwi aka Kojo Antwi dit “Mr Musicman” est un auteur, compositeur, arrangeur, producteur, guitariste virtuose et chanteur. Son style s’apparente à de l’Afro-pop/reggae saupoudré de highlife bien sûr. Il n’hésite pas aussi à s’aventurer dans la soul, le R&B ou encore le rock.

Fondateur du groupe Classique Vibes encore appelé «The Exciting Classic Handles), il était composé de 7 musiciens tous portant dread looks et vêtus des survêtements de sport. Dans ce groupe, il y avait des instrumentistes connus comme : Nana Osibio à la Basse et la percu, Paa Ghartey au clavier et à l’harmonica, Eric Junior à la guitare rythmique ou encore Pap Sol à la batterie. Pendant ce temps Kodjo Antwi lui-même était le lead vocal et officiait au tambourin. Avec cette formation, il s’illustre sur la scène nationale et dans les pays frontaliers, à la sortie en 1979 de la cassette Higher : Suffer Hell on Earth. La popularité de ce groupe arrive aux oreilles d’un agent artistique qui les amène en Europe pour des festivals au Danemark et en Suède où ils partagent la scène avec des vedettes du reggae et des musiques africaines.

Plus tard, ce groupe se sépare et Kodjo Antwi décide alors de se lancer dans une carrière solo et s’illustre immédiatement avec son premier tube, “All I need is you”, devenu le titre le plus joué dans tout le pays en 1989. Ce titre est aussitôt classé N°1 dans tous les hits parades en Afrique de l’Ouest.

Le véritable déclic sur le plan international survint en 1993, où il est invité au célèbre festival de Delft, en Hollande, puis parcourt l’Europe (Danemark, Suède, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni), acclamé à chaque fois par un public composé d’Européens et d’Africains. Un an après la sortie, en 1995, de ses albums To Mother Afrika et Mister Music Man, il est finaliste des Kora Awards à Johannesburg, en Afrique du Sud. Il a entretemps signé des contrats pour des représentations internationales avec Rikki Stein de Pan African Arts Management, une entreprise Londonienne qui s’occupe de la gestion de carrières d’un certain nombre d’artistes africains de renom. Il s’est frotté sur les mêmes scènes avec Hugh Masekela, Miriam Makeba et bien d’autres.

Très populaire sur le continent, fondateur de «Freedom Family Entertainement LTD», Kojo Antwi a reçu plus tard, plusieurs récompenses dans le monde de la musique, dont West Africa Tourism Award (2000), Ghana Music Awards (2000, 2001 et 2003), All Africa Music Awards (2003), Kora Awards (2000 et 2003)…Je m’arrête là !

C’est donc lui que le Commissariat Général des Marley d’Or a invité cette année avec d’autres stars du reggae. Il sera bel et bien sur la grande scène du SIAO, ce vendredi 11 mai.

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Categories: Chroniques

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