Evènementiels au Faso : Une haine abjecte entre acteurs culturels

L’image qu’on donne vue de l’extérieur, à ce Pays des Hommes Intègres est plus qu’élogieux. Mais de l’intérieur, le tableau est plutôt maussade.

Sur les papiers, le BURKINA FASO est une terre d’échanges et de rencontres, grâce un grand nombre de festivals et de spectacles : FESPACO, SIAO, SNC, NAK, KUNDE, 12PCA, JAZZ A OUAGA, FAMA, CINE DROIT LIBRE, BU.M.O, OUAGA HIP-HOP, FESDIG, RENDEZ-VOUS CHEZ-NOUS, FONY, SOTIGUI AWARDS, RECREATRALES, FOLIES DE MODE, MNF, FAITES DE LA MUSIQUE, MOGOYA etc.

Depuis quelques années, la vie culturelle burkinabè, notamment dans le privé, est stimulée par la mise en œuvre d’une politique nationale dynamique et ambitieuse, et notamment par la prise d’initiatives destinées à aiguillonner la création artistique. C’est ainsi par exemple que le théâtre, la musique, la mode et la danse sont devenus des disciplines qui sont de plus en plus prisées par les burkinabè eux-mêmes. Des écoles conventionnelles, des stages de perfectionnement et surtout la diffusion de spectacles, se déroulent chaque mois.

Mais c’est tout simplement la partie visible de l’iceberg. La plus part de ceux qui l’organisent sont confrontés à des réactions antinomiques de la part de leurs homologues. Ces derniers affichent une volonté caractérisée de nuire et de saper son prochain animée par un comportement égocentrique et individualiste surtout teinté d’animosité. Pendant qu’ils organisent ces évènements aux forceps bien sur, pour matérialiser cet esprit d’échanges et de complémentarité, d’autres souhaitent que cela se solde par un cuisant revers.

Mais là où le bas blesse ; c’est cette volonté vipérine que possèdent nos acteurs culturels à vouloir coûte que coûte voir l’évènement de son collègue accouché d’une souris. On prédit vaille que vaille sa «mort », ou le déboire total. Ceux qui ne sont pas invités ou déboutés par leurs collègues, s’acharnent sur les réseaux sociaux pour bafouer l’évènement. D’autres rédigent des post truffés de canulars à l’avance de l’évènement, attendant le lendemain pour le publier. Ils viennent dans des festivals, prennent des photos des chaises vides avant ou après l’évènement pour le médire plus tard. Ils ne sont pas différents de ceux qui viennent commettre des attentats dans leur propre territoire.

Certains vont même plus loin, en qualifiant le promoteur d’escroc sur la toile. Uniquement dans le seul but que les potentiels partenaires, les annonceurs et le public boudent son évènement. Ils vous diront qu’ils font de la critique. Une forme rédactionnelle dont ils ne comprennent même pas le fondement, encore moins son rôle et sa forme rédactionnelle.

La critique pourtant, est un style d’écriture analytique, qui porte un jugement sur quelque chose qui peut amener un changement en bien ou en mal. Selon eux, ce sont les injures et les railleries qu’ils considèrent comme «critique». Traiter un individu d’escroc en public, est passible d’une condamnation. Seule une juridiction compétente est en mesure d’attribuer cette sanction. Au lieu de se cacher derrière son clavier et proférer des injures à son collègue parce que vous avez été en désaccords sur certains points, vaudrait mieux que vous vous taisez. Ou en bon fair-play, encouragez-le.

Le cas de l’évènement DIEZ PRODUCTION et bien d’autres illustre parfaitement mes propos. Les bisbilles doivent se résoudre devant des juridictions compétentes et non sur la toile. Et dès qu’elles sont résolues, on n’en parle plus. On avance plutôt.

La police est de plus en plus affairée et interpellée sur ce genre de diffamations et c’est là-bas que vos brouilles doivent se résoudre et non sur la toile. Ne pensez pas que ; en traitant arbitrairement un promoteur culturel d’escroc sur la toile, vous vilipender son image, mais bien au contraire, c’est vous qui subissez le préjudice.

Une union sacrée entre promoteurs d’évènements devrait être patente dénuée de toute forme d’hypocrisie. Ce qui n’annule en aucun cas, les uns et autres (journalistes, animateurs et autres) de jeter un regard critique pour une bonne amélioration. Mais, malheureusement nos cœurs sont remplis de détritus comportementaux.

Mettons plutôt de l’eau dans nos vins et que la xénophobie, l’hypocrisie et l’antipathie laissent la place à la cohésion, à la loyauté et à l’euphonie.

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