Faso Music Awards, le corps manque jusque-là d’âme

Une cérémonie de distinction dédiée aux acteurs de la filière musique au Burkina Faso, tel se justifie cet évènementiel dénommé « Faso Music Awards » (FAMA). Promu par le journaliste Youssef Ouédraogo, et ce depuis 5 ans, cette cérémonie de distinction continue de tâtonner. Il y a eu une idée émise depuis le départ certes mais il a manqué d’une réflexion poussée et très approfondie pour marquer un impact réel dans la sphère du showbiz à travers les FAMA.

En 5 ans d’existence quel a été l’impact perceptible des FAMA dans le milieu du showbiz burkinabè? A cette question, Saint Pierre Sawadogo (celui qui a présidé la conference de presse de la 5e édition des FAMA) m’est resté évasif.
Il faut se l’avouer, les FAMA manquent jusque-là de la sève et une substance efficace qui pourrait justifier sa pérennité.

D’abord, les différentes catégories promues depuis 5 ans ne prennent pas en compte certaines dimensions de la musique. Les techniciens de son et de lumière des spectacles, les directeurs artistiques, les musiciens accompagnants (instrumentistes), les distributeurs, les éditeurs d’oeuvres musicale, pour ne citer que ceux-là seulement, ne sont pas à négliger. Vous avez dit les acteurs de la filière musique, vous ne devez même pas omettre un seul maillon de la chaine. Trouvez la bonne formule pour mieux les intégrer tous.

En s’attelant ensuite sur les 17 catégories, une confusion s’y prête. Les organisateurs des FAMA ont défini chaque catégorie mais sans étayer ni les critères de sélection ni les indices ni les personnes ressources et autres spécialistes qui y ont travaillé. Il faut de la transparence.

Aussi de plus en plus des catégories se font et se defont. Cela témoigne non seulement d’un manque de conviction de son contenu proposé mais surtout de la fragilité et de son projet. Quand tout est très bien élaboré, l’explication coule naturellement d’elle-même et on se défend aisément.

Papus Zongo Ismael, Youssef Ouédraogo, St Pierre Sawadogo, Kenzo Cash Liguidi, Ibrahim Zerbo dit PDG et d’autres jeunes managers ou artistes nomminés à cette présente édition, appartiennent à la même bande. Ce n’est pas mauvais, il n’y a non plus du mal à nominer certains de vos compagnons, seulement vous confirmez de façon flagrante l’idée qui stipule que  » les gars inventent des cérémonie bidon entre eux pour se la couler douce « .

Il y a tellement d’insuffisances que j’ai rélevé et j’osais espérer une 5e édition plus édifiante et plus transparente, mais alors ! Je n’ai pas pour ambition de ternir ou de saboter les FAMA, non. Au contraitre, si j’ai pu dégager 10 à 15 minutes pour vous jeter mon regard, cela témoigne ma contribution en toute bonne foi pour le rayonnement de l’art au Burkina Faso. Vous l’aurez remarqué, je ne me suis pas interessé aux 12 PCA, une autre cérémonie de distinction sans âme, parce que simplement, ça n’en vallait pas la peine.

Youssef Ouedraogo, tu peux mieux faire avec tes FAMA et être crédible, toi au moins, aux yeux de certains acteurs. Alors commence par te demarquer en refléchissant sérieusement sur le contenu réel et transparent de la prochaine édition.

Malick Saaga

Categories: Chroniques

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