Dop Moh: Insatiables découvertes de talents

J’ai failli me poser la question suivante: D’où vient-il encore celui-là? Heureusement que je n’ai pas osé…
Soit je n’ai pas porté une oreille attentive, soit j’étais discret ou encore que je n’ai pas bien fouiné.

Dop Moh que je découvre, possède une soixantaine de tubes et clips sur YouTube. Il s’est parfaitement intégré dans le showbiz des «ricains». Il a samplé un tube de MHD qu’il a baptisé «Never». Ça fait fureur en ce moment. Il est simplement Burkinabè et réside à Houston, Texas (USA) depuis presqu’une décennie.

C’est le lendemain des 12PCA, qu’un discret manager burkinabè me passa un coup de fil, pour me faire découvrir un artiste rappeur Burkinabè qui réside aux USA du nom de Dop Moh.

De passage en terre natal pour des raisons familiales, j’ai vite saisi cette opportunité pour mieux le découvrir.
C’est en 2010 que Dop Moh s’est véritablement installé aux USA. Depuis sa petite enfance, le Hip Hop coulait dans ses veines et la culture américaine était son refuge de rêve : «Faire le style américain, il fallait que je me colle aux américains et c’est ce que j’ai fait. J’aimais ressembler aux américains. J’aimais leur clips et autres films, donc quand je suis arrivé là-bas, je n’avais qu’une seule envie de m’intégrer» Affirme-t-il. je comprends maintenant pourquoi la plateforme Tackborse TV en a fait un sujet spécial.

Pas étonnant donc que Dop Moh s’est fondu dans cette culture Hip Hop américaine sans pour autant décliner ses origines BF. Il n’a d’yeux que pour les fusions de genre : «J’aimerais que nos artistes burkinabè qui résident aux USA se comportent comme Akon. Même si cela ne viendra pas de moi, mais nous aspirons aussi à valoriser nos cultures hors du pays» renchérit-il. Visiblement débonnaire et courageux, Dop Moh ne recule presque devant rien quand il s’agit d’atteindre ses objectif.

Il a développé en son sein aux USA, une sorte de brassage artistique jalonnée autour du Hip Hop et de l’Afro-trap, dans des principales grandes métropoles américaines telles que Houston, Dallas, Miami, New York… Bref, Dop Moh va au-delà des groupuscules africains. Il a même réussi à dompter l’univers artistique jamaïcain et hispanophone.

Depuis 2016 où il a sorti son premier album, Dop Moh ne cesse de pondre des mixtapes, singles, featurings. En parcourant ses vidéos sur YouTube, je suis resté pantois à l’image de voir que c’est un fils du pays qui rayonne autant (même si c’est pour le moment à basse échelle) au pays de Michael Jordan !

Chanté en plusieurs langues (Anglais, français, mooré, Dioula) avec un timbre vocal américain, on n’a même de la peine à déchiffrer son style car la fusion afro-américaine sort de l’ordinaire.

J’ai été stupéfait en écoutant des titres comme : «Pray forme», «226 anthem» (avec un clip ultra sexy), «The ont know me», «Never», «Round here» et bien d’autres… Certes c’est « statois » mais une touche identitaire burkinabè ressort toujours. Soit à travers les textes, les effigies nationales ou encore le prêt-à-porter local.

Vivement qu’une véritable industrie du showbiz et du disque voit le jour au Burkina Faso avec comme effet immédiat, une passerelle vers l’occident. Il revient principalement aux artistes musiciens de prendre leur destin en main en construisant cette «unité de production». Les artistes peuvent s’autoproduire à travers des micros labels (virtuel pour un début) dont la particularité sera basée sur des collaborations avec l’extérieur, issues pourquoi pas des cultures diamétralement opposées.

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Categories: Chroniques

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