Interview: Réaction de Miss Ronde Burkina 2017 après sa destitution

Après la destitution de la Miss Ronde Burkina, Zida Grace Carole, par le comité d’organisation, nous l’avons rencontré pour avoir sa version des faits. Elle nous explique dans cette interview ci-proposée dessous, d’où est venu le désaccord, comment elle a accueilli la nouvelle et nous révèle ce qu’elle compte faire face à la situation. Lisez !

Info Culture du Faso (ICF) : Comment avez-vous appris la nouvelle ?
« Sur les réseaux sociaux (…). J’ai vu qu’une conférence de presse a été organisée à cet effet. En réalité j’étais au courant de cette conférence qui était d’ailleurs sous invitation mais vu les malentendus qu’il y a eu entre le comité d’organisation et moi, je ne m’attendais pas une à invitation. Effectivement ça eu lieu je ne sais pas où et à ma grande surprise j’ai été destituée sans même avoir participé à la rencontre ayant toujours ma couronne en tant que Miss Ronde Burkina (…) »

ICF : Personnellement, comment l’avez accueilli ?
« Moi, je ne peux pas dire que la destitution m’a affecté parce que je m’attendais à ça. Dès le moment où il y a eu des malentendus avec le comité, je n’avais même plus envie de porter la couronne. Ça fait plus de trois mois que je suis élue Miss et je ne profite même pas de mon statut. Par contre ce qui m’a affecté, c’est ce qui a été dit là-bas. Je ne pense pas qu’elle ait pris le soin d’expliquer tout ce qui s’est passé en réalité ».

ICF : Le comité d’organisation vous accuse d’avoir « porté atteinte à l’article 5 et 12 du règlement intérieur de Miss Ronde Burkina » à travers vos « mauvaises attitudes et vos accusations ». Avez-vous pris connaissance dudit règlement avant de participer au concours ?
« Je n’ai pas pris attache à ça parce que notre désaccord est arrivé à partir du contrat initial que je devais signer. C’est-à-dire le contrat en tant que participante (…). Le recrutement a été fait par vagues, de telle sorte que certaines candidates, y compris moi, ne l’avons pas signé. D’ailleurs, c’est lors d’une conversation avec les autres filles que j’ai su qu’en effet les premières filles recrutées avaient déjà paraphé ce contrat de participation».

ICF : L’avez-vous réclamé ?
« Oui, Je l’ai réclamé jusqu’au jour même de l’évènement. Je crois que j’étais avec la candidate numéro 2 si je ne me trompe pas Salimata Diabouga. On est arrivé au même moment et ensemble nous l’avons sollicité jusqu’au jour de la manifestation où je lui ai dit de me donner mon contrat sinon je ne sortirais pas défiler. C’est là que la promotrice Samira Bila a crié sur nous devant les autres candidates disant qu’elle est bousculée. Que d’aller défiler qu’après nous allons signer le contrat. C’est comme ça que nous l’avons fait (…).

Quelques jours après mon élection j’ai rappelé la promotrice qui m’a informé que le comité est en train de gérer l’après cérémonie. Mais, qu’elle allait me rappeler la semaine qui suivait pour non seulement la signature du premier contrat en tant que participante mais aussi celui de mon mandat Miss Ronde Burkina. Elle m’a fait attendre jusqu’au jour où elle m’a contacté pour me dire qu’elle ne retrouvait pas la clé de la moto. J’ai donc poursuivi encore les contrats que j’ai finalement reçus un jour à l’agence. J’ai dis que j’allais rentrer et en prendre connaissance avant de revenir pour les signatures. Déjà, tout comme à l’intérieur du contrat de mandat de miss, sur l’entête c’est mentionné Miss Ronde 2016. Ce qui était d’entrée une erreur, surement de saisie. Il stipulait qu’on déduisait 10% dans les 1 millions que la Miss devait recevoir pour les impôts et les 900 milles restants devaient être payés en 7 tranches à compter de février 2017. Vu que nous étions en octobre 2017, moi en tant qu’une fille scolarisée, je ne peux pas l’émarger.

C’est vrai que je n’ai pas fait le droit mais je vais m’approcher de quelqu’un qui s’y connait. J’ai vu qu’il y avait des obligations que moi-même je devais faire mais aucune du côté du comité. Par exemple, je dois éviter les lieux qui pourraient ternir mon image et celui de la compétition. Si je suis invitée à des cérémonies, deux ou trois absences successives non justifiés m’amènent à ma destitution, à la perte des lots et une amende de plus de 18 millions de F CFA au comité. Qu’est ce que j’ai reçu d’une valeur qui vaut 1 millions de FCFA et vous voulez que je vous donne toute cette somme comme dommages et intérêts ? Quel engagement prenez-vous en cas de non payement ou de lots non reçus que le comité promettait à la miss ? Rien. J’ai donc prévenu la dame que je n’y vois que des obligations de ma part mais rien du coté de MP événementiel. Donc je ne peux pas le signer. Je demande de le réviser. Elle m’a fait comprendre que si je ne signe pas le contrat avant le samedi 18 novembre 2017, j’allais être destituée.

ICF: Donc vous n’avez pas encore signé de contrat avec le comité ?
« Non. Sincèrement j’ai essayé de comprendre mais je ne peux pas faire quelque chose qui va me condamner après. Lorsque j’ai signifié cela, on m’a dit simplement que ce n’est plus la peine. Que je vais perdre mes lots. Ceux que je n’ai pas encore reçus seront offerts à la miss de l’année prochaine. Qu’elle va contacter les partenaires pour leurs demander de garder les prix restants qui sont toujours à leur niveau pour l’année prochaine. Je n’ai pas voulu contester sur le champ. J’espérais au moins un changement puisqu’elle nous a dit de signer le contrat sans tenir compte de ce qui s’y trouve car tout ne peut pas être respecté et que c’est juste pour éviter l’excès. Mais non. Elle a insisté sur ma destitution si jamais je ne paraphais pas le contrat. Je l’ai contacté plus tard pour qu’on se rencontre pour discuter les tenants et les aboutissants. Elle m’a dit non. Qu’elle préfère qu’on discute désormais à travers nos avocats.

D’ailleurs c’est moi qui supporterais les frais de prestation de leur avocat parce qu’en petit 1, c’est moi qui ai demandé la révision de leur contrat, en 2, je l’ai amendé et en 3, je les accuse de détenir la moto que Mégamonde m’offrait et ainsi que les 300 milles de la téléphonie Itel. On ne peut pas imposer un contrat à quelqu’un. Si jamais l’une des parties voit que la clause ne l’arrange pas, elle n’est pas tenue de signer et est libre de demander sa révision. C’est une proposition et le comité est libre de la refuser ».

ICF: Vous les accusé de détenir en plus de la moto des téléphones remis pas le partenaire Itel.
« C’est le jour que la promotrice m’a contacté pour m’informer qu’elle ne retrouvait pas la clé de la moto qu’elle m’a aussi demandé d’énumérer les lots que j’ai reçu. C’est là que je lui ai dit que le jour de la cérémonie, je n’ai pas reçu les 300 milles francs que Itel devait m’offrir .selon ce que j’ai compris, je devais recevoir trois téléphones car pour moi, le partenaire ITEL offrait des téléphones simples à toutes les candidates, 1 autre à chacun du trio et 1 Smartphone de la dernière génération pour la Miss élue. C’est ainsi qu’elle m’a demandé que : qui m’a dit que je devais recevoir cela ? Je lui ai répondu que j’ai cru comprendre ça dans la transmission du message du maître de cérémonie. Que surement c’étais une erreur de sa part mais pas de soucis, je comprends. C’est là qu’elle m’a dit qu’il n y a pas de problème. Depuis lors la communication a été coupée entre nous. Jusqu’à l’heure où je vous parle mon avocat tente de la joindre en vain, tout comme son avocat. C’est pour dire que les histoires d’accusations et autres ne sont pas vrais. Quant il y a un problème, il faut aller au fond ».

ICF: Quelle est la lutte que vous comptez faire ?
« C’est de réclamer mes droits. A travers cet évènement, il y a mes images qui ont été utilisées sur les réseaux sociaux et partout dans le monde. Actuellement la couronne ne m’intéresse plus mais plutôt ce qui me revient de droit. J’ai aussi des preuves qui montrent que j’ai poursuivi le comité d’organisation avant l’évènement pour réclamer mon contrat en tant que candidate. Qui sait ? Peut être que si j’avais eu l’occasion de le lire, je ne me serais pas lancée dans le concours (…). Je trouve que ma destitution est une porte de sortie pour le comité d’organisation pour ne pas me remettre les lots ».

ICF: Qu’est-ce que vous avez à dire au comité d’organisation ?
« Rien à dire. Comme la promotrice l’a bien spécifié, elle préfère qu’on parle à travers nos avocats. C’est dans cette lancée que je compte marcher. Parlant d’articles 5 et 12, je ne vois pas sur quoi ils peuvent se figer pour dire que c’est un règlement intérieur vu que les écrits du contrat ne sont pas crédibles. C’est mentionné MISS RONDE BURKINA 2016, pourtant nous sommes en 2017 ».
Actuellement, c’est une autre fille qui l’a représente lors des cérémonies auxquelles Miss Ronde Burkina est invitée.
Attendons de voir jusqu’où ira cette tractation.

Propos recueillis par Moussa Kaboré(Infos Culture du Faso)

Categories: Actualités

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