La culture burkinabè : Riche mais encore chaste

C’est en allant à la rencontre des autres cultures que l’on jauge la sienne. Les nombreuses rencontres que je fais tant sur le plan local qu’occidental, m’ont permis de mieux cerner certaines insuffisances tant sur le plan personnel qu’au niveau de la culture burkinabè en général.

La culture africaine est riche et diversifiée. Ce n’est pas une information que je vous donne ! Il y a un certain nombre d’indicateurs qui nous donne l’assurance d’un avenir radieux de notre jeunesse. Mais combien de nos jeunes prennent consciences qu’ils sont le fer de lance d’une Nation ?

Le seul constat que je peux faire pour l’instant est le suivant : Pour que nos jeunes, notamment au Faso, puissent atteindre l’échelle culturelle de certains pays, ils devront collaborer avec la technologie.

Nous devons opter pour une grande production culturelle d’où émergera notre génie. Quand je vois ce que certains pays ont déjà fait, je reste convaincu qu’avec un peu orgueil personnel, on pourrait rejoindre les efforts de certains pays tels la Côte d’Ivoire, la République Démocratique du Congo, le Nigéria, le Cameroun, le Sénégal, le Mali. Il m’est arrivé de voir certains africains s’exclamer en Europe après avoir vu et admirer la prestation d’un artiste burkinabè (chorégraphe, peintre, musiciens…) en se posant la question : «C’est toi qui fais ça ? Et on ne te voit pas ? »

La première et l’unique technologie qui pourrait nous faire sortir de l’ornière pour le moment, est l’Internet !
La diffusion rapide de nos valeurs culturelles à l’échelle mondiale doit se faire par l’usage de l’Internet. Cet outil nous offre une seconde chance ! Je sais de quoi je parle ! C’est un réseau propice pour la vulgarisation de notre culture. Une réelle passerelle pour le Burkina Faso de montrer et de présenter au monde sa vraie culture.

L’Internet, même s’il comporte quelques zones d’ombre, demeure un outil de promotion de la culture extrêmement efficace. C’est pour nous Burkinabè, une aubaine d’user de cet outil pour rejoindre sur la table de dialogue les autres cultures pour dresser une véritable autocritique.

Pour y parvenir, il est judicieux de mettre en place des sites de promotion culturelle fiables. Encourager les jeunes journalistes, acteurs culturels à se lancer dedans. Que l’Etat mette tous les moyens nécessaires pour rendre fluide la communication et le débit de connexion. Des vitrines culturelles qui ouvriront le pays de Thomas Sankara à d’autres cultures. Cela leur permettra d’exposer leur savoir-faire et d’entrer en contact permanent avec d’autres sensibilités. Ces sites serviront également des marchés de vente des produits culturels, d’exposition d’artistes burkinabè et de galeries culturelles. En Europe par exemple, tout se fait sur internet (achats et vente en ligne, téléchargements, rencontres, échanges, contrats, voyages…)

L’humanité tout entière entrera en contact avec la richesse des vestiges culturels burkinabè. Beaucoup de pays en sont déjà conscients et ont fait quelque chose dans ce sens. Grâce à leur esprit d’initiative.

Un cas anodin que j’ai pu découvrir à l’Hexagone :

Il y a par exemple des sites qui rendent facile l’apprentissage des langues africaines. Certains sites d’apprentissage des langues africaines suscitent d’ailleurs de plus en plus un intérêt chez les Africains de la diaspora. J’en ai échangé avec certains, qui malgré qu’ils sont nés en France, se revendiquent africains, camerounais ou encore sénégalais.
Ils sont fiers d’appartenir à un peuple au passé glorieux et qui a su conserver ses langues malgré une histoire assombrie par des conflits qu’on nous présente à longueur de journée par des télévisions occidentales. Grâce donc au progrès technologique, on trouve sur le Net, des dictionnaires français/wolof, des sites Web en Swahili, des dictionnaires Camfranglais. On lit avec satisfaction sur le Web du, Douala, swahili, du Xosa, du dioula à côté du français et de l’anglais.

Il reste encore beaucoup à faire car combien de nos pays en ont pris conscience ? Combien de nos langues autochtones sont enseignées dans nos écoles, dans nos Universités d’Etat et combien d’entre nous, connaissons notre culture et parler couramment notre langue maternelle ?

Malgré ce constat saumâtre, il n’est pas tard. Car, l’Internet nous offre une chance pour la promotion de nos langues, de nos arts, bref de notre culture. Nous devons nous en réjouir et l’utiliser à bon escient. De notre discernement, notre engagement et notre serment dépendra du rôle. Mais attention ! Son mauvais usage conduit tout droit à la perversion et à la dépravation des mœurs.

Nombreux sont ceux qui l’utilisent à des fins pitoyables telle la pornographie, ou le trafic des drogues, des réseaux lugubres. Certains y apprennent même la violence et l’extrémisme. D’autres y cherchent des contacts virtuels qui aboutissent très souvent au mariage. Le cas flagrant de nos sœurs. Mais est-ce que c’est ça la finalité ?

Nous sommes tous interpellés !
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