Georgette Paré comédienne burkinabè, entre nudité dans le cinéma et moeurs, elle a tranché

Avez-vous suivi entre autres les films « Quand les éléphants se battent … » et « Une femme pas comme les autres » du même réalisateur burkinabè Abdoulaye Dao; « Rue princesse » de l’ivoirien Henry Duparc ou encore « Moolaadé » du sénégalais Sembène Ousmane ? Alors vous la connaissez si bien. Il s’agit de cette comédienne professionnelle, toujours charmante et ultra séduisante malgré sa cinquantaine d’années d’existence dont 28 ans dans le cinéma. Il s’agit de celle qui reste une oasis pour la nouvelle génération, la comédienne burkinabè Georgette Paré.

Inspiré de mon article, paru en avril 2016 dans un quotidien d’information burkinabè, je viens vous présenter cette belle dame qui reste la fierté du cinéma africain.

Jeune lycéenne à l’époque, la toute mignonne Georgette Paré, fit par hasard ses premiers pas, en 1989, dans son premier long-métrage burkinabè « Yelbeedo » de Abdoulaye De Sow. Bien que novice, elle jouera une scène assez osée, c’est-à-dire à moitiée nue et séduira plus d’un, à la fois, par son physique, son charme très rafiné et sa façon de restituer le scénario. C’est ainsi que des réalisateurs s’y interessèrent davantage dont le plus célèbre Henri Duparc qui l’adouba et l’embarqua dans l’aventure avec « Rue princesse ». S’en suivront les réalisations « Etrangers » de Mamadou Djim Koala, « Moolaadé » de Sembène Ousmane, « Une femme pas comme les autres » et « Quand les éléphants se battent … » de Abdoulaye Dao où M. Paré confirmera toute la subtilité de son art. Ce qui n’a pas empeché aux acteurs avertis du domaine de décerner à celle-ci le prix de la « Pellicule d’or de la meilleure interprétation féminine 2010 » lors d’une cérémonie de distinction. Pour notre comédienne, tout son succès et sa gloire dans le cinéma reviennent au réalisateur Abdoulaye De Sow, qui lui a donné la chance de forger son destin et surtout à la légende Sotigui Kouyaté (son idole) pour l’avoir inspirée.

Aujourd’hui, Georgette Paré fait partie des 10 personnalités féminines influtentes du cinéma burkinabè. C’est cet univers qui l’a révelée certes, mais n’a cependant pas hésité de se former au métier d’attachée de presse en Côte d’Ivoire pour mieux valoir son potentiel. Elle est actuellement la patronne de Casting Communication, une société qui intervient dans la communication, les conseils et formations, la production audiovisuelle, etc.

Nudité et cinéma face aux bonnes moeurs

Dans « Yelbeedo » comme je l’ai déjà évoqué plus haut, la jeune comédienne à son temps, n’a pas hésité à jouer la poitrine toute nue laissant apparaitre à l’écran ses si douces mamelles et embrassant sensuellement un homme qui incarne son mari. Cette partition de quelques secondes, n’a pas été du goût du tout de son entourage (parents et amis) et a donc bouleversé un peu sa carrière. Pourtant elle n’était que dans une une logique cinématographique, dans une fiction et non dans la réalité. Elle fut faiblie mais n’a jamais été destabilisée. Et à ma question de savoir s’elle était encore prète à jouer de nouveau, nue dans un film? elle me confiera :  » Je ne me vois pas en train de me mettre nue car je ne me sens pas dans les conditions de le faire. Cependant en bonne actrice, si le rôle le demande et que c’est bien justifié, ça ne devrait pas causer de soucis. « . Autrement Georgette peu jouer à moitié nue dans un film à condition que cette nudité soit bien justifiée et à bon esccient. C’est aussi cette attitude qui fixe le niveau de professionnalisme chez certains comédiens Burkinabè. Car le pays des Hommes intègres n’est pas en marge de l’évolution. Mais il y a toujours un mais qui se pose dans notre contexte environnemental.

Face aux NTIC en général et à l’évolution du numérique en particulier, la concurence est de plus en plus en rude. Dans un tel environnement, la comédienne invite la nouvelle génération à la documentation et à la formation pour un professionnalisme référentiel et requis. Elle reconnait néanmoins l’existence de jeunes cinéastes et comédiens talentueux mais il leur manque surtout d’encadrement.

Georgette Paré, bien qu’elle n’ait pas jusque-là une reconnaissance de l’Etat pour ses prouesses, elle reste une fierté nationale. Pour elle, le meilleur reste encore à venir.

Malick Saaga

Categories: Chroniques

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