Arrivée de Macron : «C’est une aubaine pour le Faso» dixit le Collectif d’artistes

L’on se souvient que c’est le 29 Août 2017 à l’Elysée devant les ambassadeurs français que le président français Emmanuel Macron avait dévoilé, les grands axes de sa politique étrangère. Ce jour-là, il avait dit : «Je me rendrais prochainement à Ouagadougou».

Depuis que la nouvelle est tombée à Ouagadougou, des voix se sont élevées sur sa présence au Pays des Hommes Intègres. Elles se sont davantage intensifiées, quand, le gouvernement a annoncé la fermeture de 72h des écoles et universités privées et publiques jusqu’au mardi 28 nombre 2018.

Face donc à cela, le collectif d’artistes composé au présidium de Madess, Dick Marcus et Océan Sawadogo, vient de donner un point de presse, pratiquement à la veille de son arrivée ce jour au Reemdoogo.

Il était exclusivement question de donner leur opinion sur l’arrivée du Chef d’Etat Français. Se basant bien évidemment sur leur statut de leader d’opinion, il était donc impératif pour eux de se prononcer sur la question. «Tout le temps, nous réagissons sur les réseaux sociaux et nos propos sont souvent mal interprétés et on nous reproche souvent de ne pas s’intéresser sur la situation nationale. Nous avons décidé de monter au devant de la scène pour marquer notre accord sur l’arrivée de Macron au Burkina Faso. Pas besoin de nous rappeler que la devise première de notre Faso, c’est l’hospitalité. Nous avons toujours accueillir favorablement les étrangers quelques soit leur origine chez nous. Pourquoi devrions-nous faire obturation à l’arrivée de Macron ? D’autant plus que, cela fait presque trois décennies qu’un Président français n’était pas encore venu chez nous » a précisé l’un des porte-parole du collectif Madess, soutenu par les autres et la vingtaine d’artistes présents au point de presse.

Selon ce collectif, il serait abject de spéculer sur son arrivée ou non, d’autant plus que «ça sera l’occasion de lui soumettre de vive voix les préoccupations des artistes, notamment sur l’obtention des visas des artistes. Plusieurs artistes burkinabè se voient refuser les visas à l’Ambassade de France. De nombreux spectacles sont annulés en France pour refus de visas» renchérit ce collectif. Certaines voix discordantes se sont également élevées sur un éventuel rapatriement des burkinabè en France. «Si vous êtes en situation irrégulière en France, pourquoi est-ce que l’Etat français ne va pas appliquer la loi ? Idem pour les français au Burkina Faso. Tant que nous allons respecter la législation d’un pays, nous ne serons pas rapatriés» Précise Dick Marcus. Balayant du revers de la main, une main financière et politique obscure qui leur aurait poussé à rencontrer la presse, Dick Marcus a dénigré cette affirmation non fondée.

Certes la présence du Président Macron au Faso est assez énigmatique, mais elle pourrait trouver son fondement sur quelques points importants :
Le chef d’Etat français a fait de la lutte contre le terrorisme islamiste la priorité de son mandat, l’Afrique figure également en bonne partie de la politique extérieure française. Il a choisit Ouagadougou pour décliner sa feuille de route. Le Faso sera donc la grande tribune qu’il a choisit pour s’adresser au continent et ainsi dévoiler les grands axes de sa politique africaine.

Il y a également la politique migratoire qui semble tenir le haut du pavé, au regard de tout ce qui se passe en Lybie. «L’Afrique n’est pas seulement le continent des crises, c’est un continent d’avenir, nous ne pouvons pas le laisser seul. (…). Je me rendrai prochainement à Ouagadougou pour porter ce message». Avait-il déclaré devant les ambassadeurs à l’Elysée le 29 Aout dernier.

Pour le collectif, c’est donc une aubaine : «Non seulement, nous serons réjouis de sa présence et le choix porté sur le Burkina. Mais, toute porte à croire que ce jeune Président vient casser avec le blabla des anciens Chef d’Etat Français. Donc écoutons-le d’abord ! Ensuite nous allons lui soumettre nos doléances car nous en avons tellement ! N’oublions pas qu’il y a aussi la situation de la dépendance financière de l’Afrique avec ce fameux FCFA que nous souhaitons abordé avec acuité. Nous désirons qu’il fasse un bon séjour et qu’il rentre en paix avec de nombreuses résolutions concrètes… » précise le collectif d’artiste.

Quant à la suspension des cours, le collectif s’en remet à la décision du Gouvernement et affirme «qu’ils ont des raisons certainement fondées pour avoir pris une telle décision».

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Categories: Chroniques

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