Achille Ouattara, un bassiste burkinabè de classe mondiale

Il est auteur, compositeur, interprète et son arme de prédilection est la guitare bass. Il explore plusieurs styles musicaux, notamment l’afro-jazz teinté du mandingue. Agé seulement d’une trentaine d’année, notre fils intègre, originaire de la région des Hauts-Bassins, a passé la moitié de sa vie à étudier et comprendre la musique aussi urbaine que traditionnelle. Puisqu’il maîtrise les sécrets de la guitare bass depuis l’âge de 13 ans, il s’est forgé davantage et a pu naturellement asseoir sa notoriété au niveau national, sous régional, européen et asiatique.

Alif Naaba (Burkina Faso), Cheick Tidjiane Seck (Mali), Afrikän Protokol (Belgique) pour ce ne citer que ces sommités et groupe célèbre européen, savent de qui et de quoi Kulture Kibaré aborde.

Achille Ouattara, c’est bien de lui qu’il s’agit est né en Côte d’Ivoire mais de parents burkinabè, musiciens et adeptes du gospel et du jazz. L’environnement musical s’impose vite au petit Achille qui se laisse entrainer par les vibrations rythmées de la bass. A seulement l’age de 13 ans il se soumet à son destin. Avec le soutien et surtout la bénédiction de son père, il obtint sa première guitare bass et se met à travailler tout seul. Autodidacte, perséverant et très déterminé, il est vite repéré par la légende africaine de la battérie, le burkinabè Ablo Zon. Celui-ci l’aide à se construire et à trouver sa personnalité musicale. Sur la route de l’apprentissage, Achille rencontrera tellement des maniaques de la bass dont l’autre légende burkinabè Silvain Dando Paré.

L’aventure se poursuivra jusqu’en Europe où le groupe belge Africän Protokol tombe sous le charme de ce magicien et lui demande d’intégrer le groupe en tant que bassiste titulaire. C’est le haut niveau qui se présente à notre Etalon qui enchaine les tournées ça et là. Aujourd’hui, il passe plus de temps en Belgique pour des tournées européennes avec sa formation et est sollicité à l’occasion pour des ateliers, des masters-class, des cours dans les centres de musique en Belgique.

Digne ambassadeur culturel, Achille n’a jamais rénié ses valeurs et a marqué une pause en 2017 pour partager son expérience artistique à ses collègues et surtout à la jeune génération de musiciens à travers une belle réalisation musicale.

L’album Douahou (bénédiction) de 7 titres est un cas d’école, le fruit d’une riche expérience musicale qu’il a sorti officiellement en juin dernier sur le marché de disque et sur toutes les plateformes sérieuses de téléchargement.

Attention, l’opus Douahou n’est pas à la portée de n’importe qui. C’est pourquoi j’invite tous les instituts de musique, tous les professeurs de musique, tous les promoteurs sérieux de festival de musique, tous les musiciens professionnels et cultivés surtout les bassistes à se l’aquérir. Parce que Douahou expose un niveau avancé de la musique et que seuls les initiés peuvent en decrypter. Cet album soigne profondement mon âme quand je l’écoute. Le tube Koro, afro-jazz entièrement dédié à Ablo Zon est un vrai groove (un bel hommage).
Bon vent Achille, tu as tout mon soutien.

Malick Saaga

Categories: Chroniques

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