Le FONY ou le BURKINDLIM au Pluriel!!

Le Burkina Faso est un pays plein de ressources et de potentialités, l’une de ses plus grandes richesses est la résultante de la rencontre de ses fils avec le temps, sa culture.

Le domaine culturel est par excellence celui où les Burkinabè  se distinguent à travers leur savoir-faire.

Le dynamisme du domaine a fait prospérer ces dernières années beaucoup de manifestations à travers le pays, mais surtout à travers le monde.

La diaspora Burkinabè qui n’est pas restée en marge de ces activités, tente tant bien que mal d’apporter sa pierre à la construction de l’édifice.

De cette diaspora est née l’idée du FESTIVAL OUAGA NEW YORK, un festival organisé par des Burkinabè vivants aux Etats Unis et qui étendent à travers cette vitrine, la consolidation des liens de fraternité, et aussi la valorisation du Burkina Faso sur l’échiquier international.

Nous avons profité de la présence du promoteur du festival  Monsieur Gérard Koala à Ouaga pour discuter avec lui afin de mieux appréhender le projet.

Déjà il faut noter que ce séjour au pays n’est pas le fait de congé ou de villégiature, surtout pas, pour le promoteur il est en mission officielle pour le compte du FONY. Il s’agira donc de rencontrer physiquement tous les partenaires nationaux qui soutiennent l’activité qu’ils soient politiques, société civile ou personne lambda, mais aussi pour anticiper sur certains aspects de l’organisation de la prochaine édition.

Cela va constituer une occasion rêvée de mieux présenter l’activité aux partenaires, car beaucoup pensent que le FONY regroupe uniquement que des artistes musiciens, « alors qu’il y’a aussi du cinéma, de la comédie, de l’art plastique pour ne citer que ceux-là », nous rassure le promoteur.

Pour revenir sur l’initiative en elle-même il faut noter que c’est la volonté d’exprimer le BURKINDLIM à travers la fenêtre culturelle qui a été l’inspiration du projet.

Habitué  des organisations d’évènements culturels et omniprésents depuis l’extérieur à différentes activités, il aurait remarqué une faible présence de son pays sur la scène culturelle américaine, et c’est ainsi qu’il s’est imposé le challenge du FESTIVAL OUAGA NEW YORK.
C’était l’occasion pour lui de donner de la visibilité aux artistes et aussi à la culture dans sa généralité, et enfin promouvoir la destination Burkina Faso.

Déjà la troisième édition s’annonce à grand pas mais le promoteur continue de puiser dans le réservoir d’expérience des deux premières éditions.

Pour lui, malgré les difficultés rencontrées çà et là, il reste tout de même satisfait  du bilan car le festival a immédiatement reçu le  soutien des ressortissants du Burkina aux Etats-Unis et partout dans le monde. Le plus impressionnant c’est l’engouement  et l’engagement du comité d’organisation (constitué pourtant d’amateurs bénévoles), ils abattent un boulot titanesque malgré leurs occupations contraignantes du quotidien.
Pour le  promoteur c’était réellement un aspect plus que  positif que de voir cet effort d’apprentissage et de soutien.

Lors de la seconde édition qui était une édition  de maturité, la demande de participation des différents acteurs de la culture a augmenté d’un cran avec environ une quinzaine d’artistes musiciens, des stylistes, des cinéastes, des humoristes qui sont venus de Ouagadougou, de France et de divers horizons. Il peut donc maintenant se tourner vers la troisième édition qui à son avis est un défi plus immense que les deux premières éditions.

Cette édition est celle de la confirmation aux dires de Gérard Koala. Il faudra au moins égaler le résultat de la seconde édition et cela devra être le moindre mal sinon l’objectif global est de réussir à élever le niveau du festival à travers son organisation. Pour se faire, il compte sur le dynamisme des membres du comité d’organisation.

Il faut dire que les membres sont confrontés aux problèmes de disponibilité. Dans une ville comme New York, le risque de perte d’emploi est permanent et constitue un souci majeur. Mais avec du courage et de l’abnégation surtout animer d’un esprit de patriotisme, Gérard Koala pense qu’ils peuvent y arriver. Les artistes et leurs staffs, les medias, et tous les partenaires seront sollicités dans la mesure du possible pour la réussite de cette édition.

Mais tout cela ne se passe pas sans difficultés et c’est l’une des raisons de la visite du promoteur au Burkina.

Déjà le défi de l’organisation a fait grimper le budget de cette année, le souci de bien faire a des exigences financières et nous sommes venus pour rencontrer les partenaires et exposer la nouvelle vision du FONY afin qu’ils puissent réellement rééditer l’exploit  de soutien qu’ils font déjà.

Nous travaillons également à la professionnalisation des membres du comité sur le côté technique. Il est important de savoir que tous les défis qui doivent être relevé ont pour finalité de vendre la carte postale BURKINA FASO. Gérard KOALA insiste sur ce défi car c’est le contrat d’adhésion de tous les partenaires qui l’exige.

Gérard Koala, omniprésent dans l’organisation du FONY, n’y a-t-il pas trop de main mise de sa part sur le comité d’organisation ?

Non !!! Nous rétorque notre interlocuteur : «nous avons une équipe en place pour gérer chaque secteur du Festival et en toute honnêteté, être à l’aventure et renoncer à quelque dollars pour valoriser son pays, je ne peux pas demander plus aux membres du comité. Mon implication n’est ni plus ni moins qu’un travail de coordination.»

Mais après tout, s’il arrivait que Gérard Koala se retrouve hors du Comité d’organisation du FONY, il estime qu’il existe des personnes ressources dans d’autres pays (diaspora) qui font déjà office de conseillers, des personnes qui portent en eux les valeurs du FONY, et il est très confiant quant à la survie du festival même sous le leadership de quelqu’un d’autre, car aujourd’hui le challenge du FONY va au-delà de sa propre personne.

De la cohabitation du FONY  avec les autres activités de la diaspora, la question est pertinente et le promoteur trouve que cette cohabitation est saine et le comité d’organisation du FONY est disposé à apporter son expertise à toute autre activité qui en aura besoin.

La vision du FONY fait l’objet d’une projection sur les cinq prochaines années et il est nécessaire de rencontrer les différents partenaires pour vendre cette vision et profiter lever l’amalgame sur l’objet du festival qui est souvent perçu comme une activité du show-business, alors qu’il n’en est rien.

Pour les cinq prochaines années le FONY  doit devenir une rencontre annuelle de tous les acteurs culturels du Burkina qui sont partout dans le monde.

Ils espèrent que le FONY deviendra une opportunité où tous les acteurs culturels se rencontrent pour faire découvrir leurs œuvres, qu’ils vivent au Faso ou ailleurs. D’énormes moyens sont déployés pour la logistique, le logement et tout le séjour dans la limite des ressources disponibles, et parfois au-delà même pour réaliser le festival.

Le coordonnateur estime que pour tout artiste professionnel qui a de l’ambition, avoir l’opportunité de faire découvrir ses œuvres sur un marché international tel que New-York (ville vitrine et hub international) est plus important qu’un cachet, et c’est cette appréciation de l’art qui empêche les organisateurs de discuter d’argent (cachet) avec les artistes invités.

En deux éditions le FONY a fait venir environs 18 artistes Burkinabè et aujourd’hui ce sont les portes de l’Amérique qui leurs sont ainsi ouvertes.

Pour finir nous estimons qu’il est nécessaire de parler rentabilité, et c’est avec un soupir que Gérard Koala dit que pour l’instant le FONY fonctionne à perte. Beaucoup de personnes injectent de l’argent dans l’organisation et refusent de se faire rembourser par patriotisme, mais malgré cela la rentabilité est loin à l’horizon.

Mais la satisfaction du promoteur est qu’à l’édition précédente, des personnalités ont promis d’apporter leur contribution en offrant des forages à des régions du Burkina, et ces promesses ce sont transformées en réalités cette année, avant la 3ème édition.

Pendant plus d’une heure d’horloge et dans la convivialité, ce fut avec un grand plaisir que Gérard Koala a tenu à nous accorder cet entretien, et la réciprocité de l’engouement fut partagée .

Nous nous sommes quittés sur des notes d’anecdotes et de vives émotions, tout en souhaitant bon vent au FONY.

Rendez-vous est donc pris pour les 15,16 et 17 Septembre pour la  3ème édition.

BON VENT AU FONY!!

Alpha Simpore et Salif Ouedraogo

Categories: Actualités

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