Événement Miss Burkina : Une Princesse couronnée Miss.

Après 5 années de disette, la prestigieuse cérémonie tant adulée dans de nombreux pays à travers le monde a repris du service au Faso.

Le nouveau comité d’organisation de Miss Burkina a rendu son verdict hier à la salle des Banquets de Ouaga 2000. Selon le choix des membres du jury, c’est Mlle Princesse Poadiague qui s’est adjugée cette couronne.

Occupation de la salle

C’est le premier constat antipathique que l’ensemble des convives a fait une fois dans la salle. Chaises disposées en théâtre comme ci on se trouvait dans une église où les catéchistes dispensaient leur homélie face aux fidèles. Pour une cérémonie de Gala qui se voulait prestigieuse, certains auraient souhaité que la salle soit plus resplendissante que ça avec des tables et chaises rembourrées et garnies de liqueurs et vins et autres…

Une pléthore de discours

On se croirait à une cérémonie de rencontre politique où les différents chefs de file défilaient sur le pupitre en nous égrenant un chapelet de joute oratoire. Pour une cérémonie culturelle, le spectacle remplace les discours.

Les écrans grippés

Un événement où la beauté et la mode sont les attractions majeures, l’on ne devrait pas lésiner dans l’organisation et surtout au niveau des images. Ceux qui étaient hypermétropes ou encore myopes, il était strictement interdit de jeter le moindre coup d’œil sur les deux gigantesques écrans disposés dans la salle. Se sont des images hétéroclites que ces écrans nous renvoyaient dans la salle.

Jacky El Feno Bassono, dans la cour des grands

La véritable note de satisfaction durant cette soirée, aura été la prestation éloquente et magistrale du jeune maître de cérémonie Jacky El Feno. Il faisait là, son véritable baptême de feu en direct de la chaîne nationale. Il aura été excellent, posé, audible et courtois. Pas d’excès et pas de chauvinisme dans ses prises de parole et dans son langage.

Le trio (Jacky, Asseto et Stéphanie) des MC était de trop pour une telle cérémonie. Asseto aura été peu reluisante avec quelques coquilles. Stéphanie apparaissait stressée et cela se ressentait dans son micro. Complètement coincée au fond de la scène, elle ne s’est jamais rapprochée.

Une Musique standard lors de la première sortie des candidates.

Il était préférable de faire davantage travailler la régie. C’était inconvenant de présenter les candidates venant des différentes régions du Faso profond avec une seule musique. uniquement du warba. Elles se présentaient devant le public comme des marionnettes géantes qu’on faisait gesticuler sur un même son de cloche. Pourtant chaque région possède sa culture et sa musique.

Des candidates moins formées

Je me demande réellement qu’est-ce que les coachs et les moniteurs leur ont appris durant la compétition ? Aucune parmi elles ne savaient marcher. Elles avaient, pour la plupart, des problèmes d’expression. Elles étaient très jeunes et certaines avaient même moins d’1m65. Il est souhaitable qu’on relève l’âge de la compétition, voire jusqu’à 25 ou 26ans.

Soirée longue

La pléthore des discours, la surabondance des artistes, la longueur des VTR (spots pub) et surtout certains artistes jouaient plus de titre que les autres, tout ceci a rendu élastique la soirée raison pour laquelle, une poignée du public à quitté la salle en catimini.

Prestation honorable de Awa Sissao

Ça sera très gauche de ma part de faire la moindre analyse sur les artistes qui ont accepté jouer dans cet événement en play-back. Pourtant, ils avaient le choix. De toutes ces prestations, Sissao a été de loin à la hauteur. Pas besoin de magnifier sa voix. En acoustique dans un air mandingue sophistiqué, elle a séduit le public. Pour un tel événement, c’est ce genre de musique et d’artistes qu’on souhaite. Seul hic, fallait qu’elle s’adjoint d’un ou de deux chorégraphes professionnels pour nous offrir une cerise sur le gâteau.

Un défilé singulier de François 1er

Rien à se mettre sous la dent lors du passage des mannequins. Une poignée de tenues identiques avec des mannequins en fin cycle. J’aurais souhaité qu’il ait plus rêve, plus de glamour et plus de féminité. C’est avant tout, la femme qu’on célébrait ce soir là.

Une organisation scénique exemplaire

Le respect du conducteur, l’absence des temps morts, la bonne sonorisation, la synchronisation des passages, tout a été fait avec perfection y compris le passage des mannequins. Décor aéré, resplendissant au regard, n’eut été ces deux écrans qui rendaient triste la scène, l’organisation scénique à été irréprochable.

Pour le passage des candidates, trêves de commentaires ! Je vous laisse la latitude de faire toutes sortes d’élucubrations. Car à ce niveau, on a tout vu et surtout tout entendu.

Quand à Miss Burkina 2017 Princesse Poadiague (née le 26 mars 1996), plébiscité par les membres du jury, je ne peut que m’incliner sur leur choix, dans le mesure où, la beauté de la femme est diversement appréciée. Tout compte fait, elle l’a bien mérité.

Elle vient de rentrer dans l’histoire en faisant parti de la toute première Miss Burkina nouvelle formule. Elle reçoit au passage, une coquette somme de… 12 millions et de nombreux lots. Malheureusement, pas de véhicule ni de villa dans ces lots. Ça viendra certainement. Car, ces ambassadrices de la culture burkinabè et avocates défenseuses de l’environnement méritent plus. Avis aux mécènes.

Miss Burkina est en enfin de retour. C’est tout le mal qu’on souhaitait et nous saluons à juste titre le travail harassant que le comité d’organisation a abattu durant plus de 10mois sur l’ensemble du territoire national.

Mais la cérémonie finale ne nous aura pas fait rêver en termes de spectacles, de lumière, de couleurs, de beauté, de glamour. Vivement qu’elle soit hautement VIP aux prochaines éditions.

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