FESPACO 2017 : Les dés sont jetés. Faites vos jeux !

Fespasco7C’est presque lancé, cette 25è édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO). En tout cas du côté d’Abidjan, nous avons entendu les grandes attractions qui marqueront cette édition qui aura lieu du 25 février au 5 mars 2017 à Ouagadougou sous le thème «Formation et métiers du cinéma et de l’Audiovisuel». C’est surtout la liste des films officiels qui m’a préoccupé en attendant que je rentre en contact avec certains réalisateurs qui ont été retenus.

C’était donc au Palais de la Culture de Treichville que la cérémonie de lancement du 25è FESPCAO a eu lieu. Etaient présents, les deux ministres en charge de la culture Tahirou Barry du Burkina Faso et Maurice Bandaman Kouakou de la Côte d’Ivoire. Première grande nouvelle : La star du reggae Alpha Blondy reviendra au Burkina Faso donner un spectacle géant à l’ouverture du FESPACO le 25 février 2017 au stade municipal. L’Etat ivoirien a gracieusement offert cette icône du reggae au FESPACO en prenant en charge toutes les commodités nécessaires.

La Côte d’Ivoire étant le pays à l’honneur, c’est donc dans son palais de la culture que l’édition 2017 a été officiellement lancée. Les premières décisions sont tombées, notamment, la publication de la liste de vingt longs-métrages en compétition pour l’Etalon de Yennenga. 20 films sur les 14 pays ont été retenus pour la compétition officielle. C’est le Burkina qui possède le plus grand nombre de films en compétition, trois au total. Les réalisateurs Apolline Traoré avec «Frontières», Adama Roamba avec « La forêt de Niolo » et Tahirou Ouédraogo avec «Thom» viseront le sacre suprême. La Côte d’Ivoire, pays invités d’honneur, le Maroc et l’Algérie suivent avec deux films chacun. Les pays comme le Cameroun, le Ghana, le Niger, le Mali, la Guadeloupe, la Tunisie, l’Ethiopie, le Sénégal, la Tanzanie et l’Afrique du Sud seront présents avec chacun un film. Le lauréat de l’Etalon de Yennenga 2013 Alain Gomis avec son film «Tey » signe son retour avec une autre œuvre «Félicité ». Comme toutes les salles de projections seront numérisées selon les dires du Délégué général du FESPACO Ardiouma Soma, on aura enfin l’occasion de voir des films de qualité lors du festival.

Nigéria grand absent.

Certains de ces films retenus au FESPACO ont déjà été présentés dans d’autres festivals. Notamment « Félicité » d’Alain Gomis qui a participé à l’OURS D’Or à la Berlinale. Tout comme «Wulu » du malien Daouda Coulibaly et «Zin’naariya » de la nigérienne Rahmatou Keita qui ont déjà été présentés au festival de Toronto en septembre 2016. L’Afrique anglophone est platement représentée et le géant nigérian avec son univers Nollywoodien est le grand absent. Néanmoins le septuagénaire cinéaste ghanéen Kwaw Ansah (Etalon de Yennenga en 1989 avec son film Heritage Africa) revient au devant de la scène avec son film «Praise the Lord Plus One ». Deux pays magrébins vont concourir avec deux films chacun. «A mile in my shoes » de Said Khallaf et « A la recherche du pouvoir perdu » de Mohamed Ahed Bensouda pour le Maroc. « Le Puits » de Lotfi Bouchouchi et « Les tourments » de Sid Ali Fettar qui aborde un sujet surFespaco 2017 la guerre civile, pour l’Algérie. Cependant, la Tunisie est présente avec le film du doyen Mohamed Zran de « Lilia une fille tunisienne »

La diaspora n’a pas été épargnée d’autant plus que le FESPACO leur a inclus désormais. On aura l’occasion de voir «Le gang des Antillais » du guadeloupéens Jean-Claude Barny. Quant à la Côte d’Ivoire, pays hôte. Elle vient avec deux films «Innocent malgré tout » de Kouamé Jean de Dieu Konan et Kouamé Mathurin Samuel Codjovi. Ce long-métrage s’apparente un film d’espionnage politique violent. Le réalisateur Olivier Melche Koné nous apporte à Ouagadougou «l’Interprète». Un film camerounais sera également très attendu à ce FESPACO. C’est celui de Brice Achille avec son film «Life Point ». En effet, c’est lui qui représentera toute l’Afrique centrale à cette édition. Car c’est le seul film choisi dans cette partie septentrionale du continent. Le Bénin sera présent avec une fiction d’ordre politique intitulée «« L’Orage africain – Un continent sous influence » réalisée par Sylvestre Amoussou.

Pour davantage honorer les cinéastes

Je souhaite que cette 25è édition soit davantage relevée en termes d’organisation et surtout en termes valorisation de nos cinéastes (acteurs, réalisateurs…)

Certes la cérémonie d’Ouverture de veut festive et carnavalesque avec la présence des artistes de renom et d’une foule ambiante au stade municipal. Mais je souhaite que la cérémonie de clôture soit plus orientée vers ces cinéastes. Avec une soirée qui leur sera spécialement dédiée dans une gigantesque salle couverte habillée pour la circonstance. Une cérémonie plus solennelle avec la présence de tous les acteurs du cinéma dans un cadre feutrée saupoudrée d’une ambiance glamour, haute en couleur, son et lumière. Une cérémonie exclusivement réservée aux acteurs culturels retransmise bien sur en direct. Mais de grâce, que l’aspect populaire soit proscrit comme on le fait dans les stades avec un public pas forcément venu pour le cinéma.

Le traditionnel tapis rouge ou la «Montée des marches » doit être davantage revalorisé. Les journalistes et autres acteurs du monde de la communication seront heureux de présenter les cinéastes à la face du monde lors de leur passage sur le tapis rouge. C’est une occasion de recenser et d’identifier les cinéastes présents. Une sorte de cérémonie hautement médiatisée où tous les acteurs du monde du 7è Art seront sous les feux des projecteurs.

Enfin, je souhaite que l’on renforce les séances de projections réservées aux journalistes. Lors des précédentes éditions, les projections presses étaient souvent biaisées. Les journalistes n’y assistent pas. La programmation est bouleversée etc. Est-ce par ce que les journalistes ne s’en soucient pas ou bien c’est la communication et la programmation qui ne sont pas suffisamment renforcée ?

En attendant ; voici la liste des 20 vingt films retenus pour la compétition officielle. Faites vos jeux !

– «A mile in my shoes » de Said Khallaf (Maroc)
– “Aisha” de Chande Omar (Tanzanie)
– « A la recherche du pouvoir perdu» de Mohamed Ahed Bensouda (Maroc)
– «Félicité » de Alain Formose Gomis (Sénégal)
– « Fre » de Kinfe Banbu (Ethiopie)
– «Frontières» de Apolline Woye Traoré
– « Innocent malgré tout » de Kouamé Jean De Dieu/Kouamé Mathurin Samuel Codjovi (Côte d’Ivoire)
– « L’interprète » de Olivier Meliche Koné (Côte d’Ivoire)
– « L’Orage africain – Un continent sous influence » de Sylvestre Amoussou (Bénin)
– « La forêt du Niolo» de Adama Roamba (Burkina Faso)
– « Le gang des Antillais » de Jean Claude Barny (Guadeloupe)
– « Le puits » de Lotfi Bouchouchi (Algérie)
– « Les Tourments» de Sidali Fettar (Algérie)
– « Life point » de Brice Achille (Cameroun)
– « Lilia, une fille tunisienne » de Mohamed Zran (Tunisie)
– «Praising the Lord plus one » de Kwaw Paintsil Ansah (Ghana)
– “The lucky specials” de Rea Rangaka (Afrique du Sud)
– «Thom » de Tahirou Tasséré Ouédraogo (Burkina Faso)
– « Wulu » de Daouda Coulibaly (Mali)
– «Zin’naariya » de Rahmatou Keita (Niger)

Jabb’Art !

Categories: Actualités

Commenter

Votre E-mail ne sera pas communiqué.


5 + 8 =


Newsletter

Tackborse musique et video du burkina   

Entrez vous adresse E-mail pour rester connecté

  • Vidéos
  • Musique
  • Clips
  • Actualité

Soyez les premiers informés des nouveautés sur le site 100% Culture du Burkina Faso

S'abonner!