12 PCA trop de flou et… l’enfumage continue

Il y a de ces moments où continuer à se taire c’est être de mauvaise foi ou complice de la détérioration d’une situation qui pourtant mérite plus d’égard. Il faut dire que si la cérémonie des 12 PCA n’existait pas il fallait bien la créer au regard de l’engouement et de l’enthousiasme qu’elle suscite chez certains acteurs du showbiz et de la Culture au Burkina. Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Il faut le dire, cet évènement est un fourre-tout et plein de pratiques pas toujours nettes.

Parlant de la transparence dans le choix des lauréats, il faut reconnaître des pratiques peu orthodoxes. A mon corps défendant je crève l’abcès avec ce témoignage de cette situation arrivée en 2016 lorsque j’étais membre de jury de l’évènement avec Lamine Traoré, Stella Nana, Ibrahim Zerbo dit PDG et le grand frère Lassané Badiel. Après plusieurs séances de travail nous avions choisi les lauréats mais la liste a été légèrement modifié en fin de compte quelques jours avant l’évènement. Non content, nous avions (Lamine, Stella et moi-même) décidé de boycotter l’évènement et l’avons fait savoir. Personnellement, par respect pour Ibrahim Zerbo, qui après plusieurs échanges m’a demandé de faire le sacrifice d’être là. J’avais fait le déplacement mais j’ai refusé de monter sur scène comme membre du jury, n’ayant pas pu convaincre Lamine et Stella d’être là. Mea Culpa ! J’ose croire que les choses ont évolué à ce niveau.

Revenant aux choix des appellations des catégories : pour ceux qui suivent l’évènement vous constaterez qu’elles varient chaque année d’appellation ou certaines disparaissent au détriment de nouvelles catégories. On ne saurait réellement pourquoi. Les humeurs du promoteur ? Ses intérêts du moment ? Mystère et boule de gomme, comme qui dirait ! Aussi, pour cette année par exemple, des titres de nommés comme : film documentaire, presse culturelle, collaboration musicale sortent de ce qu’on pourrait associer à ce qu’on appelle PERSONNALITE suivant la définition de ce mot. Après 8 ans d’existence il faudra repenser les appellations des catégories et les rendre fixe pour chaque édition.

Pourquoi pas 12 Personnalités du Showbiz ?

Pour qui connait le promoteur, qui se dit grand défenseur des arts bien faits et de la culture, on s’attendrait à voir une part belle à certaines disciplines de la Culture en lieu et place d’invention comme « influenceur culturel » dont on ne sait à quoi ça rime vraiment. Si l’on veut donner des récompenses beaucoup plus à des mécènes et autres acteurs qui œuvres dans l’évènementiel, dont il faut saluer, il faudra donc repenser le nom de l’évènement et qui sait, 12 Personnalités du showbiz répondra mieux.

Enfin, s’il y a beaucoup à reprocher au 12 PCA il ne faut pas manquer de féliciter le promoteur qui réussit depuis près d’une décennie, bon gré mal gré à tenir cette activité, devenue un rendez-vous annuel incontournable. Preuve que nous en parlons tous. Le plus urgent serait d’accepter de se regarder dans une glace, corriger les imperfections et penser à fédérer les intelligences pour faire grandir les 12 PCA.
Quant aux lauréats et autres nommés non primés, retenons que souvent la plus grande récompense c’est la reconnaissance même de certains anonymes et au quotidien, à travers le sentiment d’un travail bien fait.

Bon vent et vive la Culture

Bélélé Jérôme William Bationo

Categories: Chroniques

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